Philosophie-politique-Recensions d'ouvrages

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LA JUSTE PART. Repenser, les inégalités, la richesse et la fabrication des grilles pains de David ROBICHAUD & Patrick TURMEL

David Robichaud et Patrick Turmel sont tous deux philosophes canadiens. Le premier est professeur de philosophie sociale et politique à l’université d’Ottawa. Le second est professeur de philosophie sociale et politique à l’université Laval de Québec.

 

L’ouvrage s’appuie sur plusieurs constats. En premier lieu les auteurs parlent des frustrations et colère qui ont généré des mouvements de revendication d’un genre nouveau dans les sociétés modernes et occidentales en particulier. En second lieu, ils montrent que depuis la crise financière de 2008, des mouvements revendicatifs se sont invités dans le jeu politique pour exiger plus de justice et surtout une meilleure répartition des fruits du travail dans les entreprises et dans la société en général. La naissance du mouvement des indignés en Espagne le mouvement « occupy wall street » intervient en troisième lieu. Ces constats que pointent les auteurs rejoignent aujourd’hui la naissance du collectif « nuit debout », en France. Ce mouvement reprenait les pratiques des mouvements de contestation précédents. Le mouvement qui a pris possession de la place de la république à Paris, contre la loi El Khomri mais dont les revendications vont au-delà de ladite loi. Ces constats servent à comprendre que toutes ces nouvelles formes de contestation populaire, œuvrent pour une construction d’un projet politique plus ambitieux, plus équitable, en termes de justice sociale, de lutte contre les inégalités en tout genre…

 

 

L’ouvrage qui fait l’objet de la présente recension contient, à mon point de vue, des esquisses de réponses ou tout au moins des explications réelles et pratiques quant aux différentes revendications portées par les mouvements ci-dessus cités.     David Robichaud & Patrick Turmel, se demandent d’emblée « comment dans les sociétés développées, faire converger liberté et égalité en vue de freiner le phénomène d’accroissement des inégalités entre riches et pauvres ». L’intérêt et la particularité de cet ouvrage tient au fait que ses auteurs nous livrent une analyse allant au-delà des cloisonnements de paradigmes auxquels nous ont habitué les sciences sociales et humaines.

 

 

Sur un sujet qui à première vue pourrait être classé comme relevant du domaine économique, les deux professeurs de philosophie, montrent que la pensée philosophique n’est pas que spéculation abstraite loin des préoccupations réelles et pratiques des hommes. C’est ainsi qu’à la question principale de leur ouvrage (la juste part), les auteurs répondent sans détour que « tous doivent faire leur juste part », ce qui inclut les riches, qui prétendent qu’imposer d’avantage leur Revenu est susceptible de nuire à la bonne santé de l’économie en général et au final au bonheur du grand nombre.

 

 

J’ai identifié deux citations, parmi tant d’autres, qui illustrent à mon sens la démarche épistémologique des auteurs :

1 - «  L’objectif premier de cet ouvrage est de rendre compte de l’importance de la coopération sociale pour toute production de richesse. Il nous permettra de rejeter l’idée selon laquelle certains peuvent légitimement s’opposer à la redistribution en évoquant des arguments moraux fondés sur le droit de propriété ou le mérite économique. La production de richesse étant une affaire collective et non individuelle, il revient à la société de choisir la redistribution qui est la plus susceptible de lui permettre d’atteindre ses objectifs. Nous suggérons qu’une distribution plus égalitaire des richesses est collectivement plus avantageuse ; elle permet d’améliorer le niveau de bonheur et de satisfaction de tous les membres de la société, qu’ils soient affreusement pauvres ou démesurément riches »[1].

2 – « Pour l’avenir, qu’allons-nous choisir collectivement de favoriser ? Une société loterie où une poignée d’individus empoche le gros lot et dont l’horizon politique est la ploutocratie ? Ou une véritablement démocratique, dans laquelle nous nous reconnaissons comme égaux et décidons collectivement des objectifs que nous désirons poursuivre ? »[2].

 

 

S’appuyant sur des données empiriques sérieuses, tantôt sur des courants de grandes écoles de pensée qui font autorité dans leur domaine, cet ouvrage s’adresse à tout type de public s’intéressant de près ou de loin aux questions de fonctionnement de nos sociétés et particulièrement aux problèmes de justices sociales. Qu’est-ce que l’égalité, la richesse, la justice et de surcroit la justice sociale ? Quels sont les critères qui définissent, dans les sociétés développées, la pauvreté et /ou la richesse. A partir de quel seuil bascule-t-on d’un côté ou de l’autre ? Tels sont les thèmes abordés directement ou indirectement dans cet ouvrage.

 

 

L’ouvrage est composé de quinze chapitres agencés intelligemment et astucieusement, de sorte que les non-initiés à la philosophie ou à l’économie puissent s’y retrouver facilement. Cet ainsi que les auteurs ont fait le choix d’illustrer les différents paradigmes abordés par des exemples de la vie courante, notamment sur les notions de coordination, coopération, choix rationnel. Au centre du débat sur la juste part se trouve l’idée selon laquelle « La richesse d’une société n’est pas toute déjà là, prête à être distribuée. Elle est produite par des individus, et certains produisent beaucoup plus où beaucoup mieux que d’autres, notamment en vue de s’enrichir, ce qu’on ne peut leur reprocher »[3]. De cette évidence pratique est née une variété d’approches selon les écoles de pensée, quant à la définition, la construction et l’institutionnalisation, de la juste part des uns et des autres dans la société.

 

Tour d’horizon de quelques approches de la justice sociale

 

            Tant que les sociétés furent organisées selon un principe hiérarchique rattaché aux fonctions religieuses, la recherche de l’égalité n’avait pas de sens car la justice sociale s’identifiait au respect de l’ordre naturel de l’univers voulu par Dieu, à l’intérieur duquel tout le monde a sa place[4]. Avec la sortie du temps religieux qui, selon l’expression de Max Weber, marque le désenchantement du monde, débute l’ère de la modernité. Celle-ci engendra le libéralisme[5], un projet d’organisation de la société qui prône un large espace de liberté personnelle, économique, religieuse, d’expression… ; un espace de liberté beaucoup plus étendu que celui qui avait été revendiqué dans le passé immédiat. Le libéralisme fut d’abord la philosophie politique théorisant l’émancipation de l’homme par rapport au social et celle du social par rapport au sacré, avant d’être sous l’impulsion décisive  d’Adam Smith, l’idéologie économique cherchant à fonder un lien social stable sur l’échange marchand dans une société émancipée de la tutelle du sacré et guidée par la main invisible, notion fondamentale dans le fonctionnement et l’équilibre du marché[6].

 

C’est donc sur cette fondation que s’est bâtie pendant plus de deux siècles la théorie économique néoclassique de l’équilibre général affirmant que « sous l’hypothèse de classement des préférences personnelles, des prix de marché allaient se former, garantissant une situation optimale pour tous qui recueillerait dès lors un assentiment unanime permettant de conclure le contrat social le plus solide possible ». Dans cette optique, la théorie néoclassique via la formalisation mathématique (modèles et algorithmes) va tenter de démontrer que l’optimum est synonyme d’efficacité, elle n’a pas à s’intéresser à l’éthique, à la philosophie politique encore moins à la justice sociale. Autrement, l’économiste s’occupe d’affectation mais pas de répartition. C’était le point de vue de Vilfredo Pareto et plus tard de Frédéric Hayeck pour qui une société juste n’a pas de sens : une société est seulement plus ou moins optimale. Cette conception peut surprendre, alors même que l’un des pères du libéralisme économique, Adam Smith, souligne que le travail est la source de toute richesse. Et pourtant il doit constater que les fortunes et les revenus ne sont nullement proportionnels au travail de chacun. Il écrit, « Dans une société civilisée, bien qu’il y ait une division du travail, ce n’est pas une division égale, car il y a un bon nombre de personnes qui ne font rien du tout. La division de l’opulence ne correspond pas au travail. L’opulence du marchand est plus grande que celle de tous ses employés réunis, bien qu’il travaille moins ; et ceux-ci à leur tour reçoivent six fois plus qu’un nombre égal d’artisans, qui ont d’avantage d’occupation. L’artisan qui travaille à son aise chez lui reçoit beaucoup plus que le pauvre journalier qui chemine sans cesse. Ainsi, celui qui semble supporter le poids de la société reçoit les plus faibles avantages[7] ». Nous retrouvons à travers cette citation toute l’indignation que manifeste Adam Smith face à ce qui lui parait comme une injustice, mais cette vue réaliste de la société de son époque ne lui pousse pas à rechercher les causes de ces inégalités dans la répartition des revenus.

 

 

Peut-on se demander alors si, les inégalités observées dans la société peuvent-elles être expliquées par les mérites de chacun, le riche patron étant récompensé de son travail et de son immense talent. Le pauvre et vaurien étant sanctionnés pour sa paresse, son manque de talent et d’esprit d’initiative. L’orthodoxie économique, notamment certains néo-libéraux, répondent par l’affirmatif à l’instar de Robert Nozick (1974) pour qui « la situation de chacun dépend seulement de ses choix dès lors que la liberté est assurée ».

 

 

Friedrich Hayeck, considéré comme ultra-libéral dans la grande famille des libéraux, de son côté posait le problème autrement : « les actions des uns et des autres procurent-elles un mieux-être pour la société prise dans son ensemble ou non ? ». Selon lui, la réponse ne peut être donnée que par le marché qui détermine la « juste » valeur attribuable à chacun en fonction de son mérite. Il est inutile de faire une énumération exhaustive des libéraux pour comprendre leur vision de la justice sociale. Elle indique que l’individu est principalement responsable de son sort sur le marché et plus généralement dans la société. Le libéralisme sous sa forme ultra part du principe que nous sommes, en tant qu’individus autonomes, propriétaires de nous-mêmes, de nos talents, de nos capacités et, par suite, des fruits de notre activité. De ce point de vue, prélever, sans s’être assuré d’un consentement préalable, une part de ces fruits pour les redistribuer, revient à s’attaquer à notre propre personne, au final à notre bonheur.

 

 

C’est justement contre cette idée de l’individu seul responsable de sa réussite ou de son échec, défendue par le néo-libéralisme et inculquée dans la mémoire collective, que nos auteurs s’insurgent avec des arguments allant au-delà de l’unique vision économique. Car poser la question de la justice sociale renvoie à une démarche avant tout politique, philosophique et finalement sociétale.

 

 

S’attaquer aux leurres et mythes du libéralisme dans sa justification des inégalités, dans son interprétation des réalités socio-économiques, tout en proposant une nouvelle grille de lecture englobant des aspects que le dogme et /ou le canon néolibéral exclut de son champ d’analyse. Voilà le cœur et la portée de l’ouvrage que nous propose D. Robichaud & P. Turmel. Au-delà des aspects de courant et d’interprétation, ils nous livrent, en même temps, une véritable leçon de philosophie de la liberté. Pour reprendre une formule célèbre de Julien Gayrard[8] selon laquelle « la philosophie de la liberté n’est pas un libéralisme ». En effet, prétendre rendre à l’individu sa liberté en lui inculquant le libéralisme et ses valeurs est sans doute fondé, mais il s’agit là encore d’une pensée politique. Et l’erreur de cette pensée serait de dire et de faire croire que le libéralisme, bien plus qu’une pensée politique, est une philosophie de la vie et bien plus encore, une philosophie libérale. En effet, il n’y a pas de philosophie libérale, au sens strict du terme, mais des philosophies de la liberté. Par conséquent, la philosophie de la liberté avant d’avoir vocation au libéralisme par exemple, a des valeurs intrinsèques : celles de la philosophie comme appareil de réflexion et critique afin de ne pas être otage d’un dogme et surtout garder la capacité d’une réappropriation analytique des faits sociaux.

 

 

Les deux auteurs, dans «  La juste part », ne font pas autre chose que se réapproprier des thèmes sur lesquels l’économie dominante croyait avoir le monopole d’interprétation.

 

- Juste Part : nouvelle grille de lecture au-delà de la théorie économique dominante.

 

La richesse est d’abord et avant tout un « produit social », voilà la première attaque en règle de nos auteurs au mythe de l’individu seul responsable des fruits de son travail, défendu par l’ultra-libéralisme. Le marché n’a rien de naturel. « Il est une invention humaine qui prend la forme d’une institution fort complexe, issue d’une lente évolution sociale, culturelle et technologique, et qui relève aujourd’hui de formes extrêmement sophistiquées de coopération entre individus. C’est de cette coopération que toute richesse dépend dans les sociétés modernes avancées ». Seconde attaque de nos auteurs contre l’ultralibéralisme qui insinue que, « l’économie de marché serait la condition naturelle de l’homme, et que toute contrainte imposée au marché viendrait perturber cette condition ».

 

 

En s’attaquant sur ces deux piliers fondamentaux de la théorie économique dominante, David Robichaud et Patrick Turmel rejoignent, sans le vouloir, le courant hétérodoxe de l’analyse économique. Ce courant peu audible, certes, part de l’observation selon laquelle « les économies réelles mettent à jour l’existence d’une multitude de formes sociales qui, pour avoir une logique fort éloignée de la logique concurrentielle, n’en concourent pas moins puissamment au fonctionnement et à l’efficacité des économies de marché. Ces formes sociales sont très diverses, dans leurs principes et dans leurs effets : K. Arrow (1974a) distingue d’une part des organisations comme les entreprises, l’appareil gouvernemental, les syndicats ou les universités et d’autres part ce qu’il appelle des institutions invisibles, comme les règles de droit, les principes éthiques ou les relations de confiances, de loyauté et de franchise entre individus »[9]. Il souligne le rôle important que jouent ces formes sociales de fonctionnement des relations économiques.

 

 

Si pour les libéraux et autres ultralibéraux/néolibéraux, la dynamique des économies de marché se confond avec la dynamique des seuls marchés concurrentiels, laissant de côté les autres formes sociales dans lesquelles s’incarnent ces économies. Cette vision semble incomplète et réductrice quant à l’objet d’étude et au résultat qu’elle escompte obtenir.

 

 

Se plaçant dans la perspective d’une forme de sociologie explicative, les deux philosophes suggèrent que les faits sociaux, même les plus ordonnés, renvoient à des conduites individuelles désordonnées. Et contrairement aux agents désincarnés et déconnectés de la réalité que nous propose l’univers abstrait de l’économie libérale dominante, nos auteurs mettent en scène des individus complexes, multiples, incohérents, impulsifs…. Bref des individus aux prises avec les autres et avec eux-mêmes.

 

 

Les chapitres 3 & 4 forment le cœur de l’ouvrage, dans le sens où ils concentrent les fondements théoriques qui confortent la suite et, notamment, la conclusion de l’ouvrage. Nos auteurs y énoncent, ce qui dans leur entendement, les interactions qui conditionnent le bon fonctionnement de l’économie de marché. Il s’agit de : La coordination ; La coopération ; La compétition. La gestion de la juste part dépend de ces trois éléments ou interactions, pour résumer en une ligne l’idée maitresse de l’ouvrage. Toutefois précisent les auteurs, si ces interactions permettent de produire des bénéfices collectifs importants pour la société, elles nécessitent par ailleurs que l’on contraigne une partie de la liberté des individus par un certain nombre de règles dites de coordination. La référence intellectuelle et philosophique sur ce point incombe à David Hume pour qui, « tout problème collectif se réduit à un problème de coordination », et il appelle conventions, les règles sociales qui ont comme objectif d’assurer la coordination à l’échelle sociale. Afin de compléter cette notion de convention, nous faisons référence aux travaux d’André Orléan[10] sur l’analyse économique des conventions. Selon lui, « Contrairement à l’équilibre walrassien, l’équilibre par convention modifie l’interaction parce qu’elle modifie les individus… La convention constitue une extériorité dont la présence transforme les individus et leurs relations. Elle introduit un élément nouveau, de nature collective ou sociale, qui échappe à la pure logique de rationalité stratégique ».

 

 

A la suite de D. Hume sur l’importance de la coordination, apparait Thomas Hobbes pour qui la seule coordination ne suffit pas à créer et maintenir un environnement d’ordre et de justice sociale. L’homme est un loup pour l’homme, et non un partenaire d’affaires potentiel, selon Th. Hobbes. Cette situation découle du fait que chaque individu étant parfaitement libre à l’état de nature, il peut tout faire pour satisfaire ses désirs et assurer sa survie. Toutefois, c’est seulement en convenant de normes mutuellement avantageuses et en acceptant de contraindre notre liberté par ces normes que nous pouvons quitter le pénible état de nature. C’est cette convenance de normes mutuellement avantageuses que Th. Hobbes appelle « Coopération », cette nouvelle interaction va au-delà de la simple coordination comme le montre très bien les auteurs à la page 46 de l’ouvrage. Une fois que les conditions de coordination et de coopération remplies, la compétition peut se dérouler dans des conditions loyales et optimales pour tous les acteurs. 

 

 

En conclusion, les auteurs répondent à la question de départ. Qu’est-ce que faire sa juste part ? De manière plus brève, je dirais, à leur  suite, que faire sa part, c’est donc aussi respecter les règles, normes et institutions nécessaires à la coopération sociale.

 

J’ai eu beaucoup de plaisir à lire cet ouvrage et d’en faire cette recension. Elle n’est pas exhaustive et avec un fort penchant économique, je vous l’accorde. Malheureusement ou heureusement, je suis économiste et cela justifie ce penchant. Je recommande vivement cet ouvrage, en raison de sa clarté, son éclectisme intellectuel et surtout de son caractère actuel.

 

 

 

Adrien LONGUI MIEKOUNTIMA

 

 

 

Références ouvrage:
 

LA JUSTE PART. Repenser, les inégalités, la richesse et la fabrication des grilles pains de  David ROBICHAUD & Patrick TURMEL., Paris Ed. Les liens qui libèrent, 2016.

 
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[1]D. Robichaud & P. Turmel : La juste part : repenser les inégalités, la richesse et la fabrication des grilles pains. Ed. LLL, 2016. P. 14 – 15.

[2] Idem : P.142

[3] Robichaud D. & Turmel P. : Opt. Cit. P.11

[4] Gauchet M. : Le désanchantement du monde, une histoire politique de la religion. Paris Gallimard, 1985.

[5] Doctrine ou corps de pensée initié au 18ème siècle par Adam Smith et Davis Hume au Royaume-Uni, par Turgot et Condorcet en France, Thomas Jefferson aux USA….

[6] Vergara Francisco : Les fondements philosophiques du libéralisme. Paris La découverte, 2002.

[7] Henri Denis : Histoire de la pensée économique. PUF, 1966. P. 196

[8] Gayrard J. : La philosophie de la liberté n’est pas un libéralisme. Philosophie, Opinion, Novembre 2013.

[9] Arrow K. (1974) : The limits of organization, New York et Londres : W.W.Norton & Company. P. 26

[10] Orléan André (sous la direction) : Analyse économique des conventions. 2ème éd. Revue et augmentée. PUF, 1994.



04/08/2016
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